Elsa.
A l’école, j’ais croisé cette fille :
Toi ! Que je ne supportais pas.
Mais tu es devenue l’Amie,
Celle dont je ne me passait pas.
L’on partageait toutes nos bêtises,
Nos joies et aussi nos malheurs.
Tu es partie trop loin d’ici,
Mais tu restes proche dans mon cœur.
Trois ans se sont écoulés ma mie,
Et te voilà au bord de mer.
Tu perds nombre de tes amis,
Pour suivre le travail de ton père.
Tu me manques Elsa,
J’ais hâte de te revoir.
Doucement tu tombes malade,
De tristesse tu es envahie,
Arrive quelque chose d’effroyable,
Tu tentes de mettre fin à ta vie.
Contre tout
espoir tu ne guéris pas
Tu t’inquiètes de déteindre sur moi.
En insistant, tu gagnes
A me faire signer un pacte :
Que je n’aie
plus de nouvelles de toi,
Et toi, tu feras tout pour toi.
Comment ne pas blâmer cet agissement ?
Comment te faire entendre que tu me manques ?
Au besoin de se rassurer,
On savait trouver le bon mot.
Et ainsi le visage affligé,
De l’autre, redevenait plus beau.
Un regard, mieux que des mots,
On savait comment allait l’autre.
Si j’avais l’espoir d’un paradis,
Je l’aperçois avec ton sourire.
Tu me manques
Elsa,
Quand pourrais-je te revoir ?
La chaleur de tes mots,
Ta main sur mon épaule,
Tes moqueries lancés en souriant.
Tout cela me manque.
Tes cheveux bruns volant au vent,
Contrasté de ton regard pénétrant,
Ou ton rire clair et chantant.
Tout cela me manque.
Te voir toujours
courir,
Enivrer les autres de ton rire,
Communiquer ta joie de vivre.
Tout cela me manque.
Que ne donnerais-je pas
Pour un simple « Salut Benoît »,
Ou pour quelques mots venant de toi ;
Mais la question ne se pose pas !
Tu me manques Elsa,
Se reverra t-on au moins une fois ?
Chaque couché de soleil,
Chacune des merveilles,
Que je vois te sont dédiées,
Et, en pensant à toi admirés.
Aussi loin soit ta contrée,
Et quelles que soient mes pensées,
Je ne suis pas prêt de t’oublier,
Mon amie, toujours trop éloignée.
L’entrevue précédente,
Elsa,
Etait sûrement la dernière fois.
Tu étais le torrent de ma vie,
Qui se déverse dans le précipice,
Tu comblais tous mes vides.
Tu débordais de joie de vivre.
Je me rappelle
que tu m’as dit :
On est de passage dans la vie,
Même dans celle de ces meilleurs amis.
Notre amitié est un moment fort qui est finit ?
Peut être que, Elsa,
Je ne te reverrais pas.
Du fond du cœur, mon amie,
Je te souhaite une belle vie.
Tendrement, Benoît.
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